De fil en aiguille

S’exercer à emboutir sans glisser ni surseoir et léviter sans trinquer ni truquer. Emboutir et glisser sans surseoir pour léviter et trinquer sans truquer. Puis s’exercer. Glisser jusqu’à surseoir sans léviter ni trinquer pour truquer sans s’exercer à emboutir. Surseoir et léviter, puis trinquer pour truquer et s’exercer à emboutir sans glisser. Léviter tous les jours puis trinquer tout le temps pour truquer sans s’exercer … Continuer de lire De fil en aiguille

Un temps fourre tout

Il y a une heure, je dormais, c’était il y a longtemps… et les fleurs grattent le pavé et les pluies de plumes s’endorment… et les vis ressortent des poufs et les kilomètres s’additionnent… et les cafetières fuient et les planisphères s’endorment. Il y a dans les granges encore du foin pour les bêtes, et des fourches aussi… et ils ont des idées les américains, … Continuer de lire Un temps fourre tout

La dette

La dette c’est quand ça tape à la porte, quand ça s’invite, que ça insiste en sorte. C’est une soupe hors table, une table hors course, un cartable pas chouette, pas top. Si la dette date, elle s’adapte, se compte, s’inscrit, s’esclaffe, s’alimente, s’escompte. Si la soupe mijote, tout le monde s’en tape, s’en bat l’œuf, sans masse d’air, ni porte. Quand la dette s’adapte, … Continuer de lire La dette

L’étagère

Je réfléchis. Vais-je habiller cette étagère marron ? Comment ? Est-elle simple à couvrir ? Je réfléchis. L’étagère marron est moche comme ça. C’est dû à sa couleur, marron. C’est un marron de magasin. Pas humain. Mais elle est utile, fonctionnelle. C’est marrant ça. Elle est utile comme étagère. (Comme étagère marron, en annexe). Elle fonctionne. Elle est fonctionnelle. On peut y mettre des livres. … Continuer de lire L’étagère

Camille

Camille « J’aurais aimé une, un, avec. Des bouteilles à la mer. Des. Pour. Quand. Pour faire écrire une centaine de personnes. Pour rien. Pour le plaisir d’y être ». Anna Collado – février 2015. I A travers ses vitres, miroirs et perspectives, points de vue et interprétations, Camille adoucit le monde et réécrit son rapport à l’espèce. L’espace d’un instant une perspective s’invite et s’inscrit dans … Continuer de lire Camille

FFF

L’utile fit l’agréable qui fit l’utile futile, vaporeux, versatile. Partant d’un tel constat on vit comme on expire quand faire devient utile. L’attente fit l’ascète qui attend comme on file quand on est hors de vue. Partant d’un tel constat on fuit tel un lapin qui feinte un dû indu. L’instant fit naître la fuite qui fuyant fit s’éteindre le feu qui s’étouffait. Partant d’un … Continuer de lire FFF

La prose café

A l’heure de la prose café les tartelettes étaient striées. Les vrais dés s’étaient fait la malle, un nain en avait fait une jaunisse. Frustré de n’être pas coupable, il les coupait à qui mieux-mieux, il insistait pour passer un câble et nous on sonnait la cloche. Se répéter et regarder, le temps devenait étirable. On s’emmerdait, il se marrait, c’était l’heure d’éponger la table. … Continuer de lire La prose café